Aprés
Euclide (fin IVé s., debut IIIé s. a.J.C.), la théorie
des polyèdres réguliers s'accrut encore d'importants résultats
grace à Apollonio (200 a.J.C.) et plus spécialement à
Ipsicle au quel on doit le traité qui fut insérée
parmi les livres d'Euclide comme livre XIV des Elemants. Quelques
siécles aprés Jésus Christ, un autre auteur, peut-etre
un disciple de Isidoro da Mileto, réunit d'autres théorèmes
sur les polyédres réguliers, et en composa un livre qui
fut ajouté, comme livre XV, aux Elemants d'Euclide.
Pour sa part, Archimède,
philosophe et scientifique grec (287? 212 a.J.C.), écrivit des
nombreux ouvrages dont une entièrement dédié aux
polyédres: Recherche sur les polyédres. Cette oeuvre
est connue comme faisant partie d'un manuscript de Pappus d'Alessandrie,
du IIIé s. aprés J.C. (Pappus ènonça de
noumbreux théorèmes de géométrie). Le manuscript
de Pappus est actuellement conservé aux archives de la bibliotheque
vaticaine. L'oeuvre d'Archimede comme celle de Platon fut complètement
perdue.
Il est juste de
présumer, comme le font certains auteurs, que la documentation
arriva en Europe par l'intermédiaire de la civilisation islamique
et de la Rome antique. Au moyen-àge, suivant les traces de Pappus,
le mathématicien arabe Abù'l Wafa (940-998) s'y intéressa.
Il est important de rappeler aussi Averroè (1126-1198) qui devint
au XIIIè s. un auteur de prestige dans les universités
européennes.
Dans la Reinassance
les polyéders réguliers s'imposeront à nouveau
à l'attention des mathématiciens et artistes. Le mathématicien
florentin Lorenzo Sirigatti, dans la méthode utilisée
dans la Pratique de la perspective parvint à dessiner,
outre de très belles images de sphères polyédriques
qui reprennent les prototypes compliqués de Paolo Uccello, une
massue sur laquelle était inséré un bossage de
pyramides quadrilatéres.
